Anciens et anciennes - Nos joies
Étatisme et déclin
du Québec
par Jean-Luc Migué (113e cours)


Jean-Luc MIGUÉ

Étatisme et déclin du Québec.
Bilan de la Révolution tranquille

Montréal, Les Éditions Varia, 1999

 


Étatisme et déclin du Québec constitue une analyse décapante de la Révolution tranquille, pivot autour duquel gravite l'interprétation reçue de l'histoire du Québec. Avant, c'était la grande noirceur ; après, la modernité libératrice et le progrès triomphant. L'observation des faits contraint pourtant à peindre un tout autre tableau. Si la Révolution tranquille a marqué chez nous un tournant de l'évolution économique et sociale, ce fut un tournant pour le pire qui a signalé le début d'un élargissement progressif de l'écart entre la croissance de l'Ontario, du Canada et des États-Unis, d'une part, et celle du Québec, de l'autre.

Selon la théorie de la croissance, les économies traînardes sont responsables de leur recul relatif. Ainsi, d'après l'auteur, le Québec semble se faire un devoir depuis une génération de choisir systématiquement des pratiques politico-économiques contrindiquées. C'est le cas, entre autres, du développement planifié de type « Québec inc. » et des modèles qui inspirent les sommets socio-économiques, dont les effets bienfaisants ne s'observent que dans la tête des intellectuels de service.

Paradoxalement, le sombre tableau de l'économie québécoise que brosse Migué se présente comme une occasion unique pour le Québec de reprendre le temps perdu. Avec l'adoption de politiques appropriées, les pays en retard croissent plus vite que les pays plus avancés et tendent à les rejoindre. Le parti politique qui « libérerait » ainsi les Québécois de la tutelle de l'État déclencherait une véritable explosion de dynamisme individuel et de prospérité retrouvée.


L'intérêt du livre de Migué ne provient pas seulement de ses analyses serrées des questions que l'on vit quotidiennement au Québec (en matière de santé, d'éducation ou d'emploi) envisagées à la lumière non pas des automatismes keynésiens mais des comportements réels où citoyens et fonctionnaires obéissent à des incitations liées à la poursuite de leurs intérêts. L'intérêt de ce livre vient aussi du lien que l'auteur y fait avec les résultats des travaux nombreux et variés de ses collègues économistes nord-américains.

Sénateur Roch BOLDUC, Préface.


En plus d'avoir publié des articles spécialisés en analyse économique des choix publics, Jean-Luc Migué a fait des travaux remarqués notamment sur la sélection des instruments d'intervention, l'aménagement monétaire international et l'impact du libre-échange sur les pouvoirs des États nationaux. Tour à tour chercheur à la Banque du Canada et au Conseil économique du Canada ainsi que professeur à l'Université Laval et à l'ENAP, Jean-Luc Migué est membre de la Société Royale du Canada et Senior Fellow au Fraser Institute de Vancouver. Il est également membre de l'Institut économique de Montréal, think-tank qui se consacre à la recherche et à la diffusion des recherches dans le domaine de l'économie politique.


ISBN 2-922245-15-2 - 252 pages - références - bibliographie - 24,95$

On peut se procurer Étatisme et déclin du Québec en librairie
ou en s'adressant au distributeur, Prologue inc., au 450 434-0306 ou 1 800-363-2864
ou en communiquant avec l'éditeur,
Les Éditions Varia, C.P. 35040, Succ. Fleury, Montréal (Québec), Canada H2C 3K4
Téléphone: 514 389-8448; télécopieur: 514 389-0128


 

Pour autres détails sur l'ouvrage: Étatisme et déclin du Québec... (suite)

 


* Pour en savoir davantage sur Jean-Luc Migué qui a été choisi Laurier d'or en 1995 *


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